Je blogue au Canada

Voyager, c’est bien utile, ça fait travailler l’imagination (L.-F. Céline)

1km à pied

Classé dans : Non classé — 15 juillet, 2011 @ 2:45

Mado

Je pourrais vous en raconter, des choses sur la manière dont le 14 juillet se fête à Montréal. Vous pourriez être étonnés, horrifiés, suspicieux, amusés, perplexes, envieux, écoeurés, incrédules, ennuyés, voire désespérés. Mais je vais juste vous en dire une chose, avant de passer au vrai sujet sérieux de cet article : hier, j’ai trippé Mado en criss. Mado, c’est LA drag-queen du Québec. C’est un show. Drôle, et coloré (dans tous les sens du terme). Je cherche, je cherche, mais c’est en réalité indescriptible. Une explosion de bonheur, de bons mots, de talent, d’humour, de vivacité, d’amour. J’ai kiffé ma race, quoi.

Et, mon Dieu, ce corps ! Divin ! Mis en valeur d’une incroyable façon par la multiplicité des accessoires et des paillettes. Halte aux idées préconçues : oui, une drag-queen, ça peut carrément être sexy ! Mais je sens que je peux m’emballer et vous en parler des heures, alors que je devais vous causer chausures (han ! ses chaussures ! sublimes, bien sûr, et un défi permanent à la loi de la gravité ! Comment est-il possible de se mouvoir avec autant de classe là-dessus ?!). Hum, pardon.

Bien. S’il y a bien une chose essentielle dans la vie de touriste, ce sont les chaussures. Parce que le vrai touriste, ça marche. Beaucoup, longtemps, de jour, de nuit, de soleil, de pluie. Et y a pas à tergiverser : en ce moment, je suis plus « touriste » que « chercheuse de job ». Le problème, c’est qu’il fait au moins 40°C à l’ombre tous les jours, ici. Donc sandales et compagnie, parce que les grosses chaussures de rando avec les petites jupes légères, très peu pour moi (ouais, c’est mon côté superficiel). Sauf que les sandales, c’est fait pour être joli, c’est pas fait pour être utilisé, en vrai. Elles sont belles, elles sont confortables…mais pas plus d’une heure et demi par jour. Après, ça brûle, ça irrite, bref, ça fait mal !

Alors que faire ? Vers quoi se tourner ? Qu’espérer de la vie ? Comment croire encore en l’humanité ? Où va le monde ? Qui suis-je ? Quel est le but de l’existence ? Je ne suis pas folle, vous savez. Il faut improviser. S’adapter aux conditions. Prendre conscience de son potentiel pédestre et en jouer. Ne pas hésiter à détourner les codes pour atteindre son but. Aller de l’avant (parce que, marcher en arrière, c’est déjà pas…le pied, mais si en plus il faut le faire en y ayant mal (aux pieds…)). Il suffit, en définitive, de…trouver chaussure à son pied. (Oui, m’sieurs-dames, aujourd’hui, c’est la foire de la vanne ! Une achetée, dix reçues ? Vous n’aviez rien demandé ? Pas grave, c’est la maison qui invite !)

Et pour une fois, la mode actuelle est vraiment bien faite : ils ont inventé la sandale adaptable. Bon, à mon avis, c’était pas fait exprès, mais c’est ça qui est encore mieux. La révolution vient de ces sandales que l’on voit dans tous les magasins en ce moment (désolée, je me transforme en blogueuse mode l’espace d’un instant. Pas d’inquiétude, ça ne durera pas) : celles qui remontent jusqu’à la malélole. L’astuce ? Trois fermetures. Du coup, si une te fait mal, tu la serres moins ou tu la détaches carrément, de toute manière, les deux autres sont là en soutien. Et que faire de la lanière ? La glisser sous une autre. C’est pas classe ? Sérieux, ça m’est égal : c’est confortable ! Bon, par contre, si les trois attaches font mal, faut juste changer de chaussures, hein.

La morale de tout ça ? Ne promettez jamais à une pote, à 4h du mat’, de lui pondre un article entier sur des chaussures !

Encore un matin… *

Classé dans : Non classé — 14 juillet, 2011 @ 12:07

Chat dodo

Ah, les amis, mais quel bonheur ! S’éveiller, chaque matin, fraiche et dispose, à 6h, tel un coucou suisse perdu à Montréal. Comment ne pas être pleinement épanouie face à une journée qui début d’une telle manière ? Car c’est bien connu : le monde appartient à ceux qui se lèvent tôt. C’est bon, I’m the Queen of the World (dans ta face, Kate Winslet). Les oiseaux piaillent dans les arbres à proximité, la ville et son cortège de voitures se réveillent tout doucement. C’est un autre rythme.

Bon, et concrètement ? Se lever ? Commencer la journée par un bon petit déjeuner ? un footing ? une douche ? une sieste ? Ah ! Mais voilà une idée qu’elle est bonne ! Une sieste ! Se rendormir paisiblement dans le confort de son lit pour au moins deux, voire trois heures de sommeil réparateur supplémentaires. S’étaler, s’enfoncer dans la douceur des coussins, embarquer à corps perdu dans de nouveaux rêves… Ca, c’est un programme ! Car il faut bien le dire : s’éveiller à 6h, oui ; se lever à 6h, non ! J’ai de la volonté, moi, môssieu ! Et moi, je dis que mes huit heures de nuit, je les mérite et pis c’est tout !

Et c’est pas ce fameux jet lag qui va avoir raison de moi ! Je me bats contre l’envahisseur. Je lutte de toutes mes forces. Je fais de cette cause un défi personnel face à la nature ! Ah, ah, Rythme Biologique, tu penses avoir le dessus ? Tu crois que je te laisse gagner du terrain, que je m’incline, que j’abandonne ? C’est bien mal me connaître ! Avec mes deux fidèles assistants – Pyjama Printemps Eté 2010 et Oreiller Super Confort Made In Canada – nous nous unissons pour te le dire : tu ne passeras pas ! Nous sommes forts, nous sommes puissants, nous sommes fatigués !

Alors, si tu passes par ici, Rythme Biologique, je t’en supplie : laisse-moi dormir !!!

*Sur un air bien connu…
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Des amis, un boulot

Classé dans : Non classé — 13 juillet, 2011 @ 2:18

Réseautage

Vivre au Québec, c’est s’adapter. Je sais, une phrase comme ça, ça impressionne, d’autant qu’elle est adaptable à tous les pays / toutes les régions du monde. Mais restons au Québec, on y est si bien. Donc, il faut se faire à la culture locale, c’est le propre de tout séjour, théoriquement (sauf, évidemment, si vous débarquez avec de bons gros préjugés ethnocentristes et critiquez à tout va. Petite mise au point : non, ça ne fait pas de vous quelqu’un de spirituellement cynique, vous êtes juste un con). Si vous n’êtes là que pour deux semaines, ça reste jouable : vous vous amuserez de payer en « pièces » (dollars) et en sous (cents ; ne pas dire « centime » ou vous êtes de suite repéré. True story), vous vous rendrez vite compte que prendre la plus petite portion dans un resto est généralement le plus raisonnable, sous peine de finir enseveli sous une tonne de nourritures et vous vous délecterez de la pratique courante d’amener soi-même le vin au resto. Bref, vous trouverez ça typique, normal.

Par contre, si vous envisagez le plus long terme, il faudra se frotter à du plus sérieux. Il sera nécessaire d’entrer dans le noyau de la vie québécoise, et plus particulièrement montréalaise. Leurs expressions devront devenir les vôtres, votre rythme devra se calquer sur celui de la ville, bref, vous devrez vous a-da-pter. Et cela passe aussi par l’obtention d’un boulot. Là, ça se corse. Car ici, ce n’est pas la maison. Ici, c’est un système propre, un nouveau défi à relever dans le processus d’intégration et de « fonte dans la masse ».

Déjà, oubliez votre CV ! Tout est à refaire…à l’envers ! Ne misez pas sur vos diplômes, mais privilégiez vos expériences. Banissez photos, âge, sexe, mais affichez en grand votre minorité ethnique ou autre. Faites du bénévolat, et tirez-en le meilleur pour vous valoriser. Vous avez fait des stages ? Bonne nouvelle : ils sont considérés comme une expérience professionnelle. Surtout, rayez – et tout de suite – tout anglicisme venant tâcher votre parcours sans faille. En gros : pensez québécois.

Cela est essentiel, bien sûr, mais ne vous garantit en rien un emploi, encore moins un emploi stable et idéal. La seule solution pour trouver ce que vous recherchez : le réseautage. Késako ? Simple : crééz votre propre réseau. Rencontrez, communiquez, interpellez, remerciez, relancez. Ne soyez pas timide et laissez de côté vos appréhensions européennes : le réseautage, au Québec, c’est un art de vivre. C’est le principe de base de la recherche d’emploi. « Je connais quelqu’un qui m’a parlé d’une personne qui a entendu dire que un tel recherchait un candidat avec ton profil : ça t’intéresse ? » Il faut savoir qu’ici, 85% de l’offre d’emploi est « cachée », c’est-à-dire que ces postes ne sont disponibles que via le bouche-à-oreilles.

Linked-In, cartes professionnelles, 5@7 ou 6@8, entrevues d’information avec une personne occupant un poste similaire à ce que vous recherchez : tous les outils deviennent des armes dans la lutte impitoyable pour le job parfait, avec le salaire parfait et les collègues parfaits.

Mais que l’on se rassure : il y a, à côté de ça, la possibilité de trouver plus ou moins facilement des « jobines », petits jobs sympas qui vous permettront de survivre, tout en étant inséré dans la vie sociale de Montréal.

Et pis sinon, bah tant pis, je peux plus rien pour vous !

Plus d’infos : www.citim.org
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Overbooking

Classé dans : Non classé — 11 juillet, 2011 @ 10:53

Bon, trop, c’est trop. Là, j’en peux plus, il faut que je le dise. Parce que, si on garde ce genre de choses dans le dedans de soi, un jour, ça explose. Et généralement, c’est pas beau à voir. Donc, autant que je vous le dise maintenant, comme ça, c’est bon, je suis soulagée et je peux continuer ma vie tranquille, sans avoir ce poids au-dessus de ma tête. Et, franchement, je pense que ça va me soulager. (Tiens, je vous ai déjà dit que j’aimais beaucoup les longues, très longues intros qui ne veulent rien dire et tournent autour du pot ? Non ? Eh bien, je vous le dis : j’aime beaucoup les longues, très longues intros qui ne veulent rien dire et tournent autour du pot. Comme ça, vous savez un truc sur moi, on est dans une relation d’intimité grandissante, ça me plait.)

Alors, j’en peux plus. Ca me révolte : ici, à Montréal, les choses ne sont pas idylliques. Ici, à Montréal, c’est trop. Voilà, c’est tout : c’est trop. Trop de choses à faire. Tellement trop.
« Et alors ? » C’est ça que vous vous dites ? Vous pensez que je me plains pour un rien et que je ne suis qu’une pauvre petite fille trop gâtée qui n’est jamais contente, c’est ça ? Eh bien, je ne me laisserai pas insulter de la sorte sans me défendre. Je vais argumenter. Je vais vous démontrer à quel point cette situation est intolérable.

En fait, c’est simple : la frustration est présente à chaque moment et vous ronge de l’intérieur. Pourquoi ? Réellement, vous ne voyez pas pourquoi ? Faites un effort, quoi, sinon jamais on ne va s’en sortir ! Imaginez que (vous soyez une fille et que) vous ayez à choisir entre Hugh Jackman et Johnny Depp, ou un carré de chocolat et une cuillère de Nutella, ou Sex & the City et Gossip Girl, ou un sac Prada et des chaussures Jimmy Choo. Bon, avec un peu de chance, aucun de ces dilemmes ne vous semble réellement dilemmique (oui, je peux), mais vous voyez le topo, quand même ?

Et ici, c’est pareil. Tous les jours. A tout moment. Et je sais que ça va continuer comme ça tout l’été, puisque Montréal est en période de pleine effervescence. Festival du Jazz, Montréal Complètement Cirque, Festival Juste Pour Rire, Pik Nik Electronik, l’International des Feux Loto-Québec, Mado et son show, la Biosphère, le Biodôme...entre autres ! Et c’est sans compter la ville en elle-même, où chaque coin de rue est une découverte, et le reste de la Province, voire du pays, dont on entend tellement parler et qui donne tellement envie.

J’en peux plus, je suis à bout. Moi, l’éternelle indécise, me voilà face à des choix cornéliens quotidiens. C’est invivable. Impossible de tout faire et de tout concilier.

Ma vie est impossible.

[Oui, je sais, je suis d'une mauvaise foi sans bornes... Mais je vous ai rajouté plein de liens. Je suis pardonnée ?]

Telles Robinson à l’aventure

Classé dans : Non classé — 11 juillet, 2011 @ 12:35

Ceci est la fabuleuse histoire de comment, au bout d’une semaine à Montréal, j’ai eu l’extrème privilège de monter dans une authentique voiture de policier (entre autres aventures ma foi fort palpitantes). [Z'avez vu ce lancement de ouf ? Ca en jette, hein ?]

Mettons qu’avec deux autres PVTistes très motivées et très organisées, nous partons visiter une réserve indienne dans laquelle se tient un Pow-Wow (prononcez Pau-Wau, sinon, on vous comprend pas, il faut répéter le truc 3 fois, c’est lassant). Pour corser l’histoire, ça se passe à Kahnawake, ce qui, pour les mêmes raisons que le « Pow-Wow » ne va pas du tout arranger nos affaires. Les horaires de bus sont notés, le soleil est au rendez-vous, c’est parfait. Mais oui, mais oui, et la marmotte…

[Petit intermède : là, ça fait 1000 fois que j'essaye de vous raconter le truc en détails. Sérieux, j'abandonne, on va se la jouer version courte.]

Or donc, il nous a fallu attendre trois bus et un chauffeur assez sympa pour nous déposer au milieu de nulle part (littéralement), puisque les lignes à destination de Kahnawake semblent souffrir d’horaires approximatifs.

Kahnawake - No man's land

Seule solution : le taxi. Bien gentil, le garçon, mais c’est nous qui avons dû le guider. Arrivée, enfin, à la réserve et au pow-wow. Magnifique. Des danses, des chants, des couleurs, partout. Et de l’artisanat local, partout, bien sûr, puisque cette cérémonie était ouverte au public.

Kahnawake

Donc on profite, on profite, puis vient le temps du retour… N’étant pas venues en bus, aucune idée d’où était l’arrêt, bien sûr. Et d’ailleurs, personne dans la réserve ne semblait le savoir non plus…

Seule solution : commettre un délit suffisamment grave pour se faire embarquer dans une voiture de flic, histoire d’avoir un moyen de transport rapide.
Ou gentiment demander son chemin à un policier qui, tout aussi gentiment, nous emmène jusqu’à l’arrêt (genre à Pétaouchnok par rapport à l’endroit où on se trouvait). Sérieusement, c’est une expérience.

Pour continuer dans la série « no man’s land », l’arrêt de bus ne semblait bien sûr pas en être un : vitre cassée, aucun panneau, ni aucune trace de vie depuis une décennie. Youpie. Et puis soudain, un miracle, un peu de clarté dans cette sombre après-midi : un bus. Oui ! Un bus approchant ! Un bus ! Et, encore plus fort, un bus qui va à Montréal. Oui ! Il est fort possible que le chauffeur nous ait pris pour trois paumées illuminées, d’ailleurs, en y repensant.

Et, enfin, un retour sans souci.

[Cet article est long et lourd, mais je ne pouvais pas ne pas vous raconter ça ! :-) Donc, 1000 excuses, je ferai mieux la prochaine fois.^^]

C’est beau, une ville, la nuit *

Classé dans : Non classé — 8 juillet, 2011 @ 12:58

Montréal depuis le Mont-Royal

Si vous espérez des histoires d’intense dépravation, de perversion d’un niveau encore jamais atteint, de récits à faire rougir Sade et Cie, bien sûr, vous êtes au bon endroit ! C’est d’ailleurs en talons aiguille, bas résille, et corset en cuir que je vous écris là, tout de suite, avant d’aller arpenter les rues de Montréal à la recherche d’action pour ce soir… Ou pas. Un peu de mystère, dans la vie, ça fait pas de mal !

Bref, j’ai comme l’impression de m’égarer, là. Donc, Montréal, la nuit, tout ça. Ben finalement, ça reste comme partout : il fait noir, les bâtiments sont allumés, rho-comme-c’est-joli-quelle-chouette-ambiance-youplala (oui, d’ailleurs, la photo n’est pas de moi, bien sûr). Surtout que, en ce moment, c’est la saison des feux d’artifices, donc ça rend le truc encore plus magnifique (d’un autre côté, c’est un peu la saison de tout ; il fait beau, 1000 choses à faire).

La nuit, à Montréal (pour rentrer dans le vif du sujet, quand même, au bout d’un moment, parce que, sinon, les gens se lassent, tu vois, ça parle trop, de tout et de rien et, finalement, qu’en est-il du message originel  ? On ne sait pas, on ne veut pas, on reste planté là et heureusement, quoi, c’est pas mon genre, vous avez de la chance, vous savez ?). La nuit, à Montréal (bis) tu peux être une fille (ça, déjà, c’est bien) et te balader tranquille, les mains dans les poches, à toute heure, sans flipper ta race parce que t’as pas pris ta bombe lacrymo qui tenait pas dans ta mini jupe et que t’es suivie par deux mecs louches. Ici, tu peux te permettre de flâner et t’es même pas emmerdée (ou alors, mon incroyable pouvoir de séduction a soudainement chuté, no se).

Et la nuit, à Montréal, si t’as faim et que tu veux du gras genre bien dégoûlinant de partout, tu trouveras toujours un McDo ouvert toute la nuit, et même que tu peux y commander un « Joyeux Repas » (et si tu comprends pas le Français, en fait, c’est un Happy Meal, bah oui). Ou bien si tu veux faire péter ton score pour ton test de diabète le lendemain, tu peux te gaver de sucre avec les donuts, muffins et autres délicieusetés des Tim Hortons et autres antres du diététiquement correct.

Et la nuit, à Montréal, comme partout, si t’as loupé le dernier métro, tu marches. Plus ou moins longtemps selon les cas (généralement, plus que ce que t’avais prévu, d’ailleurs !). Ou bien, si : a) t’as pas du tout, du tout envie de marcher 48 minutes ; b) t’es riche (fonctionne aussi si tu te sens riche becoz tequila, margharita, etcaetera) ; c) t’as passé une mauvaise soirée, la bière était pas bonne, lui il est méchant et elle aussi, et t’en as marre et en plus tu t’es cassé un ongle, et c’est bon tu te casses ; ou d) la réponse D [Plusieurs réponses possibles], alors tu prends un taxi, puisque de toute façon, il y en a 1256 à chaque coin de rue. On s’attend presque à voir les chauffeurs sortir de leur voiture et nous faire un show racoleur.

Et évidemment, à Montréal, y a des bars, des boîtes, des clubs de strips, bref l’attirail parfait pour passer une bonne soirée, quelle que soit ta définition de « bonne soirée ». Parfois c’est blindé, et parfois, non, au point de te demander quand même si les Montréalais sont pas au courant d’un super truc que toi t’ignores.

Mais c’est pas grave, parce que, toi, tu manges ton McDo sur un banc en te disant que Montréal, la nuit, ça vaut vraiment le coup !

* Ouais, Richard Bohringer, même pas peur ! ;-)

Parfois, tout bascule

Classé dans : Non classé — 5 juillet, 2011 @ 9:58

C’est la crise, rien ne va. Y a des moments, comme ça, où on se sent pas en forme. Ca vient pas d’un coup, c’est progressif, insidieux. La journée, on se balade ; on voit des écureuils partout, des mouettes qui se font dorer au soleil dans les parcs, des chiens qui plongent dans l’eau histoire de se rafraîchir un peu. La vie est belle, la ville aussi. Ca parle Québécois à droite, Anglais à gauche, Africain par-ci, et Japonais par là-bas. Rarement Wallon (et encore, je mets rarement histoire de me dire que je suis moins seule au monde !). Bref, manque plus qu’un verre de Mojito servi par un beau brun, bodybuildé juste ce qu’il faut, et le Paradis serait à portée de main.

Et puis, y a ce truc qui vous fait dire qu’en fait, tout ça n’est qu’une façade. Un peu comme un décor de théâtre : même construit par un artiste du genre (et on en connaît), ce ne sont quand même que des portes qui ne débouchent nulle part, des cheminées en papier mâché et des dalles peintes à même le sol. De l’illusion. Le théâtre a ses codes, mais dans la vraie vie, il n’y a pas de signe avant-coureur. Juste une belle sensation de départ, plombée par un fait inquiétant qui remet tout en cause.

Les légumes.

Comment se dire que tout va bien, qu’il n’y a aucun problème dans sa vie quand – de façon totalement consciente et volontaire – on se décide à cuisiner des légumes frais pour le souper ?! Où sont passés les Nutella, pizzas et autres frites bien grasses qui hantent habituellement mon assiette, dans une bonne humeur à nul autre pareil ? Il n’y a rien de rationnel dans cette nouvelle attitude. Le pire, c’est de se rendre compte de cette ignominie sans nom et d’aller jusqu’au bout de l’action. Tout cuisiner, tout manger, tout apprécier. Il y a quelque chose de pourri au royaume du Canada (sans vouloir jeter de l’huile sur le feu), et ce ne sont pas les légumes, donc. Des courgettes, des poivrons, des champignons (pré-découpé, tout le truc, hein ! J’en suis pas à ce point non plus). Que des vitamines et des choses bonnes pour la santé. Brouh, rien que de penser à toutes ces micro-molécules dans le corps, j’en ai des frissons (et, non, c’est pas normal pour le climat : on doit être à 30°C ici, alors, bon !).

Je ne sais réellement pas comment réagir face à ça. L’air de Montréal est-il dangereux pour la santé ? Suis-je en train de muter ? Est-ce un effet du décalage horaire ? Mais est-ce permanent ?? Dois-je en parler ? Alerter l’opinion ? Tant de questions. Si peu de réponses.

J’ai peur.

Lost

Classé dans : Non classé — 3 juillet, 2011 @ 12:50

Je suis une fille et je suis blonde : je n’ai donc aucune responsabilité dans mon absence totale de sens de l’orientation. Je suis rigoureusement incapable de me diriger dans un quelconque endroit. N’hésitez pas : quand je dis d’aller à gauche -> prenez à droite ! Vous allez forcément arriver à destination.

Au-delà du fait que je n’ai pas cette capacité routière, je n’arrive même pas à comprendre comment ça fonctionne chez les autres. Sérieux : comment, après avoir tourné à gauche, à droite, à droite, à gauche puis à droite encore, vous arrivez au bout de la rue en  disant d’un air très serein et sans le moindre doute venant obscursir vos pensées « ‘c’est par là ». Sans déconner ?! J’en arrive à me demander si les gens que je fréquente ne sont pas des espèces de Terminator ayant intégré le GPS de tous les endroits du monde. Car il faut le dire : même quand ce sont les endroits les plus reculés de la surface terrestre, même quand le Super Conducteur Trop Fort Sa Race n’a jamais foutu le moindre demi orteil dans le coin, eh bien… ça fonctionne ! Et moi qui ne parviens toujours pas à m’y retrouver dans mon petit village du fin fond de la Hesbaye…

Mais rien de tout ça ici. Enfin ! I’m the Master of the Map ! Yeah ! La disposition nord-américaine des rues est une pure bénédiction ! Tout est droit, rectiligne, logique. Tu dois aller en bas à droite ? Tu descends la rue et tu tournes à droite. Tourné un peu trop tôt ? Pas grave ! Tu repiqueras le bon chemin avec la rue suivante ! Trop simple ! Ca doit cacher quelque chose…

…et en fait, oui. On se dit que tout va bien, qu’on ne peut pas se perdre et que tiens-ça-ferait-un-bon-article-pour-un-blog, quand surgit le piège. Le truc ultime auquel tu t’attends pas. Le revers de Federer qui t’éclate la tronche : tu te plantes de sens. Dans la bonne rue, mais dans la mauvaise direction. Ce qu’il faut savoir, c’est que les artères ici sont – forcément – hyper grandes. Genre 15 km (mais vraiment 15, je dis pas ça dans une perspective marseillaise (bien que je n’aie rien contre les Marseillais, on est d’accord !)). Déjà, à l’aller, c’est long. Mais alors le retour… Sous le soleil (exactement), bien sûr.

Je suis une fille et je suis blonde* : rien d’autre à ajouter… :-)

* Non, je n’en fais pas une généralité. Mais c’est vachement utile comme excuse, parfois !

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