Je blogue au Canada

Voyager, c’est bien utile, ça fait travailler l’imagination (L.-F. Céline)

Archive pour la catégorie 'Non classé'

De tous les peuples de la Gaule…

Posté : 6 août, 2011 @ 7:41 dans Non classé | 3 commentaires »

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Un Français à Montréal, c’est banal. Ca vit sur le Plateau, beaucoup. Les Français sont plus gentils qu’on ne le croit parfois. Certains sont très, très…Français et râlent sur tout. Sur tout, absolument tout : l’accent, la nourriture, le prix, la chaleur, le froid, les rues, les écureuils, les gens, la mode, les expressions, les taxes non comprises dans le prix, les tips à donner aux serveurs, les transports. Sur tout. On aimerait leur dire « Mais rentre chez toi ! », mais on est polis, alors on les ignore simplement. Mais les autres sont là, et heureusement : ils sont immigrés et le savent. Non, ici, c’est pas la France : c’est le Québec et c’est ça l’intérêt du truc. Ces Français-là, ils veulent découvrir et apprendre et visiter et comprendre et s’intégrer et ne plus jamais jamais jamais repartir. Parce que ça veut dire repartir en France et ça, apparemment, c’est assez horrible comme perspective… Ceux-là, on les aime.

Sinon, de temps en temps, on croise des Belges. En fait, on en croise même beaucoup. Mais quand même moins que de Français. Les Belges, ils sont chouettes. Ils râlent un peu sur le prix de la bière. Ils déplorent un peu le faible choix de chocolat. Dans l’ensemble, ça va. [Bah oui, j'ai rencontré que des Belges sympas !]

Au Québec, on sait tout de suite que t’es pas d’ici : suffit d’ouvrir la bouche et t’es démasqué. C’est pas ta faute si t’as pas le bon accent. Alors, les gens disent : « T’es Français, toi ? » Si c’est oui, ils ont l’habitude, ça ne les surprend pas. Mais si tu dis que t’es Belge, t’as gagné le gros lot. Déjà, le Français, on veut pas savoir d’où il vient exactement : il vient de France, c’est suffisant, non ? Le Belge, il faut toujours préciser. Et, généralement, y a toujours un beau-frère, un petit-neveu ou l’ami de la grand-mère du parrain du petit dernier qui, au choix, est allé en Belgique / est Belge / à un nom à consonnance belge / aime les frites. Tout de suite, bien sûr, ça crée des liens. Et le Français le plus sympathique qui soit commence à en avoir marre au bout de la dixième fois. Bah oui, mais on est Belge, on n’a pas choisi. Mais on est bien contents quand même.

Alors, une fois que les présentations sont faites, on entre dans le vif du sujet. Le nerf de la guerre. « Alors, dis donc, comme ça, en Belgique, toujours pas de gouvernement ? Hein ? Hein ? » Systématiquement. Notez que ça marche aussi quand on rencontre un Français. Enfin, eux, ils ont Sarko, donc généralement ils la ramènent pas trop non plus ! Du coup, faut expliquer. Avec plus ou moins de détails selon le moment… Mais ici, les penchants séparatistes, ils connaissent ! Sauf que… je me retrouve là de « l’autre côté », en fait. Les Québécois veulent l’indépendance ; les Wallons, l’union. Enfin, aux dernières nouvelles… Ca a peut-être changé, depuis le temps !

Alors, finalement, c’est cool, d’être Belge à Montréal.
Et là, sans mentir, je regarde par la fenêtre… Et il pleut…
C’est un peu comme chez soi, ici…

L’image, c’est l’enseigne d’une chaîne de friteries au Québec…

Les gens en costume cravate sont des gens importants

Posté : 2 août, 2011 @ 1:59 dans Non classé | 7 commentaires »

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Les gens en costume cravate sont facilement reconnaissables : ils portent des costumes cravates. Enfin, les gens-hommes. Les gens-femmes portent des costumes-tailleurs. C’est plus chic. Mais les gens-femmes en costume-tailleur adoptent les comportements des gens-hommes en costume-cravate : elles crachent par terre. Sûrement pour faire ressortir le côté viril qu’elles ont dissimulé derrière leurs ongles manucurés.

Les gens en costume-cravate boivent tous du café qu’ils ont acheté chez Starbucks ou Tim Hortons. C’est pour montrer qu’ils sont pressés et que leurs responsablités sont écrasantes : ils n’ont pas le temps de s’asseoir, eux. Ils savent faire plusieurs choses à la fois, eux. Alors, ils boivent leur café en marchant et se brûlent parce que c’est chaud. Et puis, ils osent afficher leurs opinions, et ils y sont fidèles : les gens en costume-cravate, ils ne boivent pas dans des gobelets en carton. Non, non. Eux, ils ont la tasse de voyage frappée du nom de leur fournisseur officiel de caféine. Parce que, tout de suite, on peut voir qu’ils sont prévoyants et qu’ils sont performants.

Les gens en costume-cravate ont des téléphones dernier cri, dans lesquels ils ont des discussions importantes avec d’autres gens importants en costume-cravate. « Blablabla… responsabilités… blablabla… augmentation… blablabla… communication… blablabla… manager… blablabla… blablabla ». Et ils voyagent toujours entre gens en costume-cravate, en discutant toujours de la même chose.

Les gens en costume-cravate ne disent jamais bonjour. Mais c’est normal, ils ont trop de choses importantes dans la tête. Alors, s’ils disent bonjour, ils oublient tout, parce qu’ils n’ont pas l’habitude et ils deviennent perdus et désemparés. Et c’est triste, un costume-cravate qui tourne en rond comme un ballon en train de se dégonfler ; alors on leur pardonne, parce que, tu vois, ils sont importants.

Les gens en costume-cravate, ils sont toujours en noir. Ou en bleu marine. C’est austère, c’est grave. Ca veut dire : « je suis sérieux ». Peut-être c’est mis dans leur contrat : « si tu t’habilles en vert ou en rouge, tu seras renvoyé, parce que tu auras tout perturbé le système qu’on avait mis en place, et ça, c’est pas très gentil ».

Et les gens en costume-cravate, parfois, ils font des suprises : ils lèvent les yeux de leurs chaussures, ils te regardent, et ils te sourient. Bien sûr, tu sais que ce n’est pas un sourire pour toi et que c’est juste parce qu’ils sont pas encore bien réveillés et qu’ils ont pas pris leur café. Mais tant pis : tu prends le sourire et tu attends le suivant.

Et tu attends.

Le village de Montréal

Posté : 1 août, 2011 @ 10:03 dans Non classé | Pas de commentaires »

Hop, une petite vidéo de mon quartier. Le village, c’est le quartier gay de Montréal. Ca se trouve sur la rue Sainte-Catherine Est (important de le préciser, puisqu’elle s’étend sur 15 km…), qui est interdite de circulation pendant l’été. Un vrai bonheur, avec toutes les terrasses des cafés qui sortent sur la rue.

Enjoy ! :-)

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Emmène-moi

Posté : 30 juillet, 2011 @ 2:42 dans Non classé | 5 commentaires »

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Parlons concret, parlons transport : la STM. C’est la Société de Transport de Montréal, qui nous emmène partout. Oui, parce que même ça, ici, c’est différent !

•  Déjà, préparez-vous à un choc : ce qui suit est suffisamment inhabituel pour causer d’éventuels malaises chez les personnes sensibles. Bien, prêts ? OK : pour monter dans le bus, les Montréalais font la file. En rang, tout bien ordonnés. Et chacun monte à son tour, sans bousculade aucune. Surtout, ne vous avisez pas de dépasser ! Je n’ai pas encore testé, mais il paraît que les conséquences sont terribles et que l’on ne s’en remet jamais vraiment… Par contre, le savoir ne signifie pas forcément avoir intégré l’information : ainsi, il peut arriver de se faire chourer sa place par un groupe de 20 gamins, tout simplement parce que l’on préférait attendre assise à l’ombre plutôt que debout au soleil… Montréal, ton univers impitoyable (facile, je sais…).

•  Dans les métros (où, par contre, aucune file à l’horizon, c’est chacun pour soi), il existe un système de panneaux d’informations. Il y en a même de deux types : celui sur le quai, qui indique le temps qu’il faut encore attendre dans cette tiédeur insupportable, donne des infos succintes sur ce qu’il se passe au Québec et dans le monde ou encore offre la météo. Et celui dans la rame de métro qui donne bien sûr le nom du prochain arrêt et les possibilités de correpondance, mais aussi des infos people, des offres de bénévolat, les résultats sportifs, des propositions de cobayes médicaux et des infos insolites. Saviez-vous, d’ailleurs, que le paresseux est un animal qui dort 80% de sa vie et utilise les 20 restants à la multiplication de son espèce ?

•  Bien sûr, que serait la STM sans les camelots ? Ils ne font pas partie du réel personnel de la société, mais sont pourtant bien présents aux sorties de métro pour distribuer les quotidiens gratuits (24H / Métro). Ceux du Métro sont particulièrement bien identifiables grâce à leur T-shirt vert pomme et leur casquette du même ton. Présents dès 6h, ils doivent faire preuve d’un détachement à toute épreuve (mettons de suite fin aux idées reçues : non, tous les Québécois ne te disent pas spontanément « bonjour » dans la rue avec un énorme sourire, même quand tu les salues. Mais certains oui, quand même) et développer des connaissances géographiques précises des abords de leur lieu de travail (qui change tous les jours, bien sûr…).

•  Comme dans toutes les grandes villes, le métro s’arrête entre 0h30 et 1h. Mais les bus de nuit offrent un avantage non négligeable : toute femme seule peut les héler entre deux arrêts et leur demander de la déposer où elle le souhaite, tant que cela reste sur le trajet prévu, évidemment. Yep, la sécurité, ici, ça rigole pas (raison pour laquelle, aussi, on trouve des policiers à presque tous les coins de rue).

Je vous avais prévenus : c’est du concret. La prochaine fois, on retombera allègrement dans le travers de la futilité !

Et le titre en référence culturellement éclairée à :

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Le miracle de la vie

Posté : 28 juillet, 2011 @ 11:30 dans Non classé | 4 commentaires »

Je pourrais vous dire que j’ai été engloutie sous une avalanche de poutine (phénomène fort peu connu du grand public, mais dont il faut néanmoins de méfier), ou kidnappée par le gang des écureuils en pantoufles, ou perdue au milieu du Saint-Laurent. Je pourrais, et ça serait crédible sans aucun doute, mais je n’ai pas envie de vous mentir, j’aime trop l’honnêteté chez les autres pour ne pas en faire preuve moi-même. Donc, je vous explique : j’ai subi une modification génétique due à une trop grande absorption de sirop d’érable, ce qui a fait pousser des feuilles dudit arbre au bout de mes doigts. 25 opérations esthétiques et 45 séances de rééducation plus tard, me voici enfin apte à me dépatouiller avec un clavier. La douleur me brûle encore atrocement à chaque touche mais…que ne ferais-je pour vous ? Show must go on, you know !

Ceci étant dit, de quoi allons-nous bien pouvoir discuter monologuer aujourd’hui ? Eh bien, les amis, d’une révolution culinaire. D’un miracle de la gastronomie. Le Graal du gourmand. La pépite de chocolat sur la crème fouettée sur la cerise sur le gâteau. Le luxe intégral. Le brunch. Le brunch ! Le brunch !!! Wikipédions : le brunch, c’est donc un « mot-valise » (le résultat de la contraction de  breakfast et lunch ; un peu dans le style Brangelina, Zanessa, Eriel, Finchel ou Tinnie (toute mon admiration – et peut-être plus – à celui qui les trouve tous ^^)). Donc, le brunch « se prend entre la fin de la matinée et le début de l’après-midi (entre 11 h et 15 h environ) et combine des plats et boissons typiques des premier et second repas de la journée, en commençant généralement par le sucré ».

Brunch à Montréal

Ouais, enfin, en gros : des patates, du bacon, des fruits, des crèpes, des oeufs, du pain grillé, des muffin, et encore des milliards de trucs, tout ça ensemble sur une assiette. Une explosion avant (le cerveau ne tient pas le choc : trop de choix, trop de tentations, trop d’envies, trop de tout), pendant (la bouche !!! les papilles gustatives !!! ouah ! mais comment gérer ça ??) et…après (l’estomac, je vous fais pas un dessin : tu manges un brunch, tu n’avales plus rien pendant trois semaines).

Le seul inconvénient du brunch, c’est qu’il m’a fait découvrir le côté terriblement vicieux des Québécois. Et ça, c’est une intense déception, dans la ville où tout semblait si rose. Ils nous mettent sous le nez cette tuerie, ce miracle culinaire, mais ils font en sorte qu’elle ne soit mangeable qu’à heures convenues. Oui, OK, évidemment, c’est un breakfast/lunch, d’accord, d’accord. Mais et alors ? Est-ce pour ça qu’il faut arrêter d’en servir à 15h ? Et que fait-on si on a un besoin irrépressible de bruncher (oui, ça se conjugue) à 16h ? Hein ? Hein ? Notre vie doit donc être gâchée par cette simple volonté de suivre à la lettre les règles des repas ? Mais qui osera alors se lever contre cette intenable oppression ? Quand allons-nous cesser d’être ainsi dominés par nos peurs ? Il est temps de prendre le contrôle et de dire « STOP » (enfin, en l’occurence, « encore », mais bon, vous avez compris l’idée). Rebellons-nous ! Marchons dans les rues !

Ou créons un événement Facebook. Ca revient au même, non ?

A Montréal – Grand Corps Malade

Posté : 24 juillet, 2011 @ 12:53 dans Non classé | 5 commentaires »

Pour vous faire patienter…

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Il faut que je vous dise…

Posté : 19 juillet, 2011 @ 10:59 dans Non classé | 7 commentaires »

Alors, aujourd’hui, je vais vous parler de quelque chose d’un peu différent. J’ai pas forcément envie de la jouer jeu de mots et vannes en tous sens. Ca ne m’arrive pas très souvent, mais j’aimerais réellement vous parler de moi et de ce que je ressens. Finalement, un blog, à la base, ça sert aussi à ça : diffuser sa vie secrète sur la toile. Je n’ai pas l’intention de faire de ce one shot une habitude ; mais une fois de temps en temps, ça peut faire du bien.

Voilà : je suis tombée en amour avec un Français. Il fallait que je le partage avec vous, parce que j’avais l’impression que j’allais exploser si je n’en parlais pas. C’est comme une petite boule au fond de moi depuis quelques jours. Depuis que je le connais, mon coeur palpite chaque fois que je le vois. Rire devient une évidence. Il n’a pas à craindre les autres ; ses concurrents sont inexistants pour moi.

Que vous dire ? Il est talentueux, inventif, subtil, d’un charme fou. Oh, bien sûr, un peu plus âgé ; mais cela a-t-il vraiment son importance ? Je ne peux plus me passer de lui et j’aime le revoir encore et encore, bien qu’il n’ait pas besoin de parler pour que je devine ses paroles.

Vous vous plaignez sans cesse de ne jamais avoir de photo. Cette fois, je fais mieux : je vous mets une vidéo de lui !

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PS : Du coup, maintenant, vous épuisez pas à me demander comment se passe ma recherche de boulot, hein ! Il en est à plus de 30 apparitions dans l’émission, fallait bien que je me mette à jour !

PS 2 : Alors, j’anticipe : si, ça a à voir avec le Québec ? Comment ? Hé ben… Parce que… Ben, déjà, parce que j’y suis, moi, au Québec, donc bon, c’est déjà suffisant. Et en plus, la connexion qui nous a permis, à Arnaud et à moi, de nous rencontrer, elle est… elle est…québécoise ! Oui, absolument. Alors, bon, hein.

PS 3 : Ce gars, il travaille avec François Rollin, quoi ! Genre, le maître ! Genre rien que ça, mais wahou, quoi !

PS 4 : Arnaud Tsamère, tu veux bien m’épouser ? S’il vous plaît ?

Ca « parc » pour moi… Ouhouhouhou *

Posté : 19 juillet, 2011 @ 3:08 dans Non classé | 8 commentaires »

MTL - Parc LaFontaine

Un parc, mais à tout prendre, qu’est-ce ? Une étendue d’herbe sauvage à perte de vue ; un assemblage somme toute disparate d’arbres en tous genres ; un lac correctement proportionné et dessiné ? Oui, tout cela à la fois. Un parc, c’est tout à la fois calme et mouvementé, ombrageux et idéal pour bronzer, un endroit de solitude et un espace de rencontres. Ah, les parcs ! J’en deviens dithyrembique.

Mais que voulez-vous ? [Un article, oui, ça, je sais ! Mais vous croyez que je fais quoi, là ? Bon, alors cessez de m'interrompre, bon sang ! rhaa !] Que voulez-vous ?, disais-je de manière purement rhétorique. Je n’ai d’autre choix que de vous parler de ces surfaces vertes qui sont légion à Montréal, car elles sont le lieu idéal pour toutes les activités que vous vouliez.

Le plus proche de chez moi, c’est le Parc Lafontaine. Faisons de cet exemple une généralité ; honnêtement, ça va me faciliter le travail, j’ai vraiment pas envie d’entamer un recensement exhaustif des parcs montréalais (il est présentement 2h39 du matin ; foutu jet lag qui s’éternise (oui, bon, je fais aucun effort non plus, on est d’accord…)). Bien, au parc Lafontaine, c’est un peu comme au marché de Machicoulis, on y trouve de tout (siiiiiiiii, ce jeu interminable au cours duquel chacun achète un truc supplémentaire dans ce fameux marché et l’ajoute à la longue, très longue liste de courses. Non ? Z’avez pas fait les mouvements de jeunesse dans votre enfance ?).

Des écureuils. Des mouettes. Des gens en vélo. Des gens en vélo dans le lac. Des chiens. Des chiens dans le lac. Des gens qui bronzent (plus ou moins vêtus). Des gens qui lisent. Des gens qui dorment. Des gens qui réfléchissent. Des groupes de gens qui boivent/mangent. Des gens qui font de la musique. Des écureuils. Des terrains de pétanque (oui !) / de volley / de baseball / entre autres. Un théâtre. Des toilettes publiques gratuites mais hygiéniquement douteuses. Des bancs. Des tables. Des écureuils. Des gens qui font du sport. Des jolis gens qui font du sport légèrement habillés (olala oui !). Des gens tout le temps, le matin, le midi, le soir, la nuit. Beaucoup de gens, mais beaucoup d’espace. Des écureuils. Des ramasseurs de canettes, qui vont les rendre au dépanneur pour gagner 10 sous. Des barbecues. Des plaines de jeux. Et des enfants. Des écureuils. De gigantesques flaques d’eau quand il a bien draché (je ne désepère pas de rendre ce mot universel). Parfois des amis. Parfois un bouquin. Souvent des écureuils.

Evidemment, là, c’est l’été. On est en plein dedans. L’atmosphère est lourde et irrespirable (et, bien sûr, je ne dis pas ça pour vous embêter… Bien sûr. Il fait comment, d’ailleurs, par chez vous en Europe ?). Le parc, c’est l’idéal pour prendre un peu le frais.

En hiver, ça ne sera pas pareil : en hiver, on patinera sur la glace, enfin, sur les lacs gelés (pas à LaFontaine, mais les parcs ne manquent pas). Avec plus ou moins d’élégance, d’ailleurs… Dans quelques mois, après investissement d’une tenue à paillettes fort seyante, je vous conterai donc avec bonheur mes premières glissades. Et ne vous inquiétez pas pour d’éventuelles chutes : « givré » attention… (Celle-là, si vous la comprenez…).

Pire que ça, c’est possible. Je m’arrête là.

* J’m en fous, j’ai même pas honte !

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