Je blogue au Canada

Voyager, c’est bien utile, ça fait travailler l’imagination (L.-F. Céline)

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La Poutine ! Enfin !

Posté : 20 octobre, 2011 @ 11:37 dans Non classé | 6 commentaires »

Poutine

J’aime la poutine. J’aime la poutine. J’aime la poutine. J’aime. La. Poutine. J’adore ça. Oui, on peut le dire. J’adore la poutine. J’adore. J’adore. J’adore. La poutine. Je refuse de vendre mon corps pour un bout de matelas. Pas pour une poutine. Je salive. J’en veux. Là, maintenant. Poutine.

Ne me faites pas l’injure, s’il vous plait, de me demander ce dont il s’agit : c’est genre LE plat à goûter ici ! D’ailleurs, pour ne pas me sentir insultée, je vais toute de suite vous expliquer. Alors, bien sûr, aucun rapport avec le président russe. Jamais je n’avais fait le rapprochement, mais une simple requête Google (Google.ca évidemment) m’a mis la puce à l’oreille. Je m’égare. Mais c’est pour mieux revenir, mes enfants. Wikipédions, parce que c’est encore ça le plus simple (ouiiiiiiiii, je sais, bouh, bouh, Wikipédia, c’est pas scientifique, bla, bla, bla : que celui qui n’a jamais Wikipédié me jette la première poutine (je suis prête à tout, je vous dis)). Donc : « un mets d’origine québécoise traditionnellement constituée de frites et de fromage en grains de cheddar frais que l’on recouvre d’une sauce chaude de type « barbecue » ou sauce brune« . Si, ça a l’air ragoûtant. Oui.

Ici, y a deux places à faire pour en manger. Je ne sais pas si ce sont les meilleurs poutines que l’on puisse trouver, mais ça reste inratable quand même.

La Banquise - Montreal

D’abord, le resto à poutines qu’on ne présente plus : la Banquise. C’est pas compliqué : c’est un peu la réponse évidente à la question « où manger une poutine ? ». Assez touristique, évidemment, mais ça possède l’énoooooorme avantage d’être ouvert 24h/24. Rien de tel qu’une poutine à 5h du mat’ avant de retrouver son lit. En plus, c’est bon. Et puis c’est une déco sympa, un peu faite de bric et de broc, mais stylé. Etrange description, isnt’it ? Oui, ben c’est la mienne. Pas mal de choix dans les sortes de poutines ; entre autres : Poutine Rachel (poivrons, champignons et oignons sautés), Poutine T-Rex (steak haché, pepperoni, bacon et saucisse hot-dog), Poutine Taquise (guacamole, crème sure, tomates) ou Poutine Kamikaze (saucisses merguez, piments forts et tabasco). Plus l’assortiment évident de hamburgers et autres sandwichs. Par cher, assez bon, une bonne adresse !

Poutineville à Montreal

Mon gros, gros coup de coeur, ça reste quand même Poutineville. Plus excentré que la Banquise, mais ça vaut la peine de se déplacer un peu. Là, deux choix : menu classique avec poutines à tomber / faire soi-même sa propre poutine ! Le concept ? Une feuille à remplir, genre QCM mais où t’es sûr de gagner. Tu coches les petites cases : tu veux des frites classiques, des patates douces ou des patates écrasées ? du fromage en grain, du brie, du chève, du bleu, d’autres, tous les 9 ? et bien sûr, tu choisis ta ou tes viande(s), ta ou tes sauce(s) et même – même ! – tu peux la gratiner. C’est complètement fou dans l’tête !
Et puis le vrai truc qu’il faut encore que je teste (des volontaires ?) : la crise cardiaque ! Presque 2 kilos de poutine. Yep.

La prochaine fois, je vous dirai où ne jamais, jamais, jamais, jamais, jamais aller. Jamais.
Jamais.

Jamais !

(OK, je suis désespérée : ça fait 1000 fois que j’essaye de centrer et de rapetisser la première image. Impossible. Je frôle la crise de nerf. J’abandonne. Lâchement, oui, mais sereinement !)

Grise mine

Posté : 13 octobre, 2011 @ 12:00 dans Non classé | 5 commentaires »

La vie à Montréal, c’est vraiment bien. Je vous l’ai dit 1000 fois, et je vous l’ai répété au moins autant.

Mais parfois, non.

D’abord, déjà, hier, j’ai failli mourir. Oui. Pouf comme ça d’un coup. Bon, mais je suis déçue : j’ai pas vu ma vie intense et palpitante défiler devant moi, et j’ai encore moins vu le long, magnifique et inoubliable tunnel de lumière. Immense frustration.
Par contre, j’en ai encore les séquelles. Peut-être visibles à vie. Je suis marquée, définitivement. Je porte les cicatrices de ce jour funeste durant lequel je fus lâchement attaquée par un verre cassé. Vous riez ? Tremblez, plutôt, car ce sournois objet, dépité de n’avoir réussi qu’à effleurer légèrement mon joli cou, s’en est pris à mon pauvre et innoncent petit doigt gentil. Traumatisé, le pauvre n’a cessé de pleurer des larmes de sang. Depuis lors, je ne peux plus voir un verre sans craindre pour ma vie.

Et aujourd’hui, ben c’est pas drôle non plus. J’ai été confrontée à la trahison et la radinerie. Boum, badaboum, retombée comme un soufflé. J’ai été déçue, déçue, déçue. Ma vie devait s’ouvrir vers de nouveaux horizons, ce week-end, en même temps que devaient s’ouvrir les portes de mon nouvel appartement. Mais non. A cause de la cruauté sans bornes et de l’appât du gain d’un propriétaire véreux, sénile, bedonnant, chauve, transpirant, mal rasé, édenté (je ne l’ai jamais rencontré, mais il doit forcément ressembler à ça, non ?), je suis sans perspective locative pour les prochaines semaines. Heu… non, je ne vais pas coucher sous les ponts ; non, je ne vais pas vendre mon corps contre un bout de matelas ; et non, je ne vais pas retourner en Belgique. On ne sait jamais, j’anticipe. Je retourne simplement sur le carrousel de la vie, la ronde infernale de la recherche de logements. Hell.

Quoi d’autre ?

Ah bah oui, évidemment : problème de téléphone. Bien sûr. Que serait une journée pourrie sans problème de téléphone ? 15 minutes à attendre un correspondant. Normal. Problème dû à l’opérateur. Normal. Retour aux possibilités communicationnelles prévu demain après-midi. Normal. Mais pesant.
Au moins, je suis tombée sur un gars qui a apprécié mon sarcasme, c’est toujours ça de pris.

Vous voulez me redonner le sourire ? Me faire un immense plaisir ? Combler mes attentes ?
Du chocolat !!! Ouiii !!! Et des céréales Nesquick ! Parce qu’ici, c’est pas les mêmes. Alors, ça me frustre.
Et, en fait, à y repenser, c’est le point culminant de ma mauvaise journée : ne pas avoir de Nesquick.

(Oui ! Je me plains ! Ca faisait longtemps, ça me manquait !)

BE vs. MTL

Posté : 7 octobre, 2011 @ 2:11 dans Non classé | 6 commentaires »

Vous êtes donc ben chanceux ! Je suis pleine d’inspiration cette semaine.
Aujourd’hui, on va faire des listes. J’aime ça moi, les listes.
Listons donc.

Tout ça, ça vient de la Belgique, et tout ça, ça me manque :
Vous. Les boules de Berlin. Les Babeluttes. La Mer du Nord. Bruxelles. Liège. Namur. Les petites rues mignonnes. Le STL, ses pièces et ses acteurs. Le fromage, le vin, la charcuterie pas chers. Les gaufres. Les belgicismes ! Le surréalisme à tous les coins de rue. Les accents. Les septante. Les nonante. Le carré. La bière. La sangria sans 7Up. La tarte au corin ! Les Belges. Les tractations gouvernementales. Les bribes de conversation en Néerlandais (oui!). Les boulets frites. L’ambiance de la foire, et forcément les croustillons et laquemants. Les prix affichés TTC. Les balades dans la campagne hesbignonne. Conduire. Plus belle la vie [joke inside]. Ma chambre. Voir marcher mon filleul en vrai. Aller passer la journée à EuroDisney. Manneken Pis. Le poulet rôti le dimanche après la Batte. Louvain-La-Neuve. Payer en Euros. Téléphoner avec une carte prépayée sans payer les appels qu’on reçoit. Assister à la défaite d’Anderlecht. Vous.

Mais à Montréal, il y a tout ça, et tout ça, j’aime :
Eux. La poutine. La queue de castor. L’accent. Les expressions. Le mouvement perpétuel de cette ville. Sa liberté. Sa tolérance. Les écureuils à tous les coins de rue. Le côté européen. Le côté américain. Les pharmacies dans lesquelles tu peux aussi acheter de la bouffe ou des magazines. La richesse culturelle. Les drag queens du Mado. La Banquise à 4h du mat. Payer en piasses et en sous. Les hots-dogs. Les brunchs. Le jus de canneberge. Les gâteaux du Paltoquet. Pouvoir se promener seule dans les rues à 3h du matin, sans risque et sans craindre d’être importunée. Archambault. Vivre dans un pays avec un gouvernement (même un mauvais). Les Boston au chocolat de chez Tim Hortons. Le chocolat chaud de la Petite Cloche. Les ambiances différentes des quartiers. L’idée même d’être ici.

Bon, comme on dit, tout ça ne fera pas avancer le shmilblick pour nous rendre le Congo, mais enfin, ma bonne Gisèle, chaque action doit-elle toujours être guidée par un but pré-défini dans la vie ? J’ai envie de dire : je ne crois pas, non, et donc sur ce, bien le bonsoir les Messieurs-Dames !

Et à vot’ bon coeur !

Le Paltoquet

Posté : 5 octobre, 2011 @ 3:22 dans Non classé | 6 commentaires »

Bon, présentement, j’ai une insomnie qui s’éternise. Alors, j’ai décidé de la mettre à profit – pour votre plus grand bonheur à tous – en vous écrivant une petite bafouille (Pierre Perret, sors de ce corps, non mais oh, vil pervers !).

Or donc, il est dit plus bas que je me consacrais (exclusivement ? Seul l’avenir nous le dira…) désormais à la version touristique de Montréal et non plus à son aspect métaphysique comme – et vous l’aviez remarqué aisément, j’en suis sûre – c’était le cas précédemment. Commençons donc par un lieu évident, un choix de premier ordre, sur lequel mon tortueux esprit s’est posé avec la légereté d’une plume atterrissant délicatement sur la plus petite parcelle microscopique d’un nuage brumeux (non, je sais, cette phrase est sans aucun sens : mais moi, l’insomnie, ça me rend lyrique, faudra vous en accomoder) ; bref, le lieu : Le Paltoquet. Et pourquoi est-ce si évident ? Pardi, parce que j’y travaille !

Paltoquet - Outremont - Montreal

Alors déjà, pour la petite histoire, c’est quoi, un « paltoquet » ? (Oui, comme ça, on maintient encore le suspens sur « c’est quoi, Le Paltoquet ? »). Vous allez voir, ça donne envie : un paltoquet, c’est une personne rustre, désagréable, insolente. Tout un programme.
Dans le cas qui nous occupe, il s’agit d’une pâtisserie. Heu…le rapport entre les deux ? Simple : au moment de la naissance du lieu, beaucoup de restaurants / cafés s’appelaient « Duc de Machin » ou « Duc de Truc ». Du coup, le patron a décidé de prendre le contre-pied de ces établissements.

Et sinon ? Eh bien sinon, le Paltoquet, c’est un petit bonheur. D’abord, une atmosphère : conviviale et chaleureuse, où les habitués reviennent à chaque jour (oui, on dit « à chaque jour ») pour commander (presque) invariablement les mêmes plats. Le personnel est, comme vous le supposez, compétent et souriant. On s’appelle par les prénoms. On lie connaissance. Et puis, quand même, on sert du café.

Et pour manger ? Salé ? Sucré ? A votre convenance ! Si c’est le premier choix, attendez-vous à hésiter longuement entre quiches, feuilletés au saumon, croque-monsieur, pâté de champignon, crèpes et croissants en tous genres,…et j’en passe.
Quant aux pâtisseries… Un régal. Un délice. Une symphonie de couleurs, de textures et de goûts. Des gâteaux à la pelle : pistache-chocolat (Pistachoc), poire-caramel (Poiramel), praliné (Pralin), amandes-fruits des bois (Lorenzo), framboises-chocolat (Chambord), entre autres. Et les tartes ne sont pas en reste : abricots, mirabelles, poires, pommes et marrons, caramel au beurre salé (oui, on est chez un Breton), citron. J’en oublie ? Sans aucun doute !
C’est beau, c’est bon, c’est tentant, j’ai faim.

Paltoquet - Outremont - Montreal

Si vous avez envie de ramener un petit bout de France (ou de Belgique…), pas de problème : le coin épicerie regorge de plaisirs caloriques. Entre les sables au beurre, les speculoos, les bonbons à l’anis ou au réglisse, les sirop Teisseire, les limonades artisanales et tout, et tout, votre décision ne sera pas facilement arrêtée !

Paltoquet - Outremont - Montreal

Comme je suis dans un jour bienveillant, je ne voudrais pas vous parler des croissants, chocolatines (ou pains au chocolat), croissants aux amandes, chaussons aux pommes, palmiers, langues de chats, sablés au beurre, sablés au citron et brioches également disponibles. Ca serait cruel.

Et où ça se trouve, cette merveille ? A Montréal, déjà, donc pour beaucoup, c’est mort, désolée.
Pour les autres, c’est à Outremont, au 1464 Avenue VanHorne.
Y a même une page Facebook (où j’ai d’ailleurs puisé toutes les photos…).

A tribord, toutes !

Posté : 1 octobre, 2011 @ 1:20 dans Non classé | 3 commentaires »

Jack Sparrow - Black Pearl

Changement de cap, moussaillons ! J’ai pris une décision : dès à présent, je vais faire exactement l’inverse de ce que j’avais prévu pour ce blog. Enfin, j’ai déjà commencé la métamorphose, puisque je m’étais promis de le tenir à jour régulièrement et que, à ce niveau-là, c’est pas gagné, hein ! Mais là, je vous parle plutôt du contenu…qui va peut-être (peut-être !!!) permettre de régler le problème mis en évidence juste dans la phrase précédente. En gros ? Faire de ce blog un simple parcours touristique. Bon, c’est possible que ça me lasse rapidement. Mais je me dis qu’il y a vraiment des endroits sympas à découvrir par ici, alors autant vous les faire partager.

Et pourquoi vous saouler avec ces trucs ?
Alors, déjà, c’est moi qui décide de ce que j’écris et le rythme auquel je m’écris. Je suis le Capitaine, oui ou merde ?
En plus, vous vous plaignez sans cesse et continuellement de ne jamais savoir ce que je fais, avec qui, comment, soi-disant que je ne donne pas de nouvelles. Heu, mais pas du tout. Mais pas du tout. J’en donne, des nouvelles. Parfois. Un peu. En résumé. Mais vous êtes des insatisfaits chroniques, on le sait bien, donc vous en voulez toujours plus. Jamais contents.
Et puis comme ça, si vous venez au pays du caribou à poils mous, vous connaîtrez les bonnes adresses.

Evidemment, ne vous attendez pas à un article avec du contenu dans la foulée. Je pensais que vous me connaissiez mieux que ça ?
Non… Du supense… Du mystère… De l’attente…

Travail, travail

Posté : 19 septembre, 2011 @ 9:52 dans Non classé | 6 commentaires »

Alors voilà, il est présentement 9h34 au compteur de mon ordinateur. J’ai donc 10 minutes pour écrire un article suffisamment sensationnel pour me faire pardonner cette absence qui se prolonge sur ce blog. Bon, disons plutôt que j’ai 10 minutes pour écrire un article. Point. Ne nous emballons pas trop pour le reste, je vous sens quand même très énervés contre moi sur ce coup-là.

Discutons boulot. Puisqu’en fait, c’est depuis que je ne peux plus profiter à fond des charmes de Montréal que je n’ai plus l’occasion de vous rendre une petit visite virtuelle via ce site. Qui a dit que le travail était bon pour la santé ?

Commençons par le commencement : l’entrevue d’embauche. Non, pas un entretien : ça, c’est quand tu veux nettoyer le bureau où tu passes les entrevues. C’est pas la même chose. Bien, l’entrevue. Je n’ai pas une grande expérience de la chose, mais le peu que j’en ai eu mérite quand même d’être présenté à la face du monde.

D’abord, l’infinissable entrevue : 5h. Dans un café, bien sûr. Tranquille. A parler beaucoup plus de tout et de rien que du véritable objet de la rencontre. Un vrai plaisir. Qui a débouché sur l’obtention du bénévolat pour lequel j’avais…appliqué. Oui, on dit « appliquer pour une job » ici. C’est comme ça.

Ensuite : entrevue de groupe. Présentations mutuelles. Questions diverses sur nos habitudes de vie : resto préféré ? magasin fétiche ? Bon, à mon avis, le gars avait oublié la fête de sa blonde et voulait juste pogner quelques idées qui allaient la faire capoter.
[10h47]
Le summum a quand même été quand il a fallu monter une…pompe à ketchup. Oui, oui, oui. Du coup, si vous avez un problème avec la vôtre, demandez-moi. Je suis rendue une pro.

Il y a aussi celle au cours de laquelle on te fait signer le contrat (pas obligatoire, d’ailleurs, ici), on te donne l’équipement et puis, enfin, juste avant de te serrer la main pour partir, on t’explique le boulot. Heu, les gars, c’est normal, ça ?

Et enfin, on a l’entrevue express : celle que, en 3 minutes 30 (chrono), tu t’es présentée, on t’a expliqué le job et tu sais avec plaisir et crainte que tu commences le lendemain.

Bon, là, il est 10h51, et faut que je vous laisse. Sinon, je vais devoir à nouveau expérimenter ces entrevues pour cause de retour direct au chômage.

Ce fût un plaisir. A bientôt.

(Peut-être)

Procrastinons !

Posté : 9 septembre, 2011 @ 10:02 dans Non classé | 6 commentaires »

Calimero

Hé ! Bonjour ! Comment ça va bien ? Alors, toujours là, les gars ? Félicitations ! Ah, je suis fière de vous ! J’ai cru que vous alliez lâcher prise à un moment, mais non ! La preuve : vous lisez ces lignes ! Bon, quand j’aurai les diplômes des « lecteurs de blogs les plus patients du monde », je vous les transmets ! D’ici là, vous avez mon admiration la plus complète et la plus sincère. Et, sérieusement, c’est déjà plus que pas mal, non ?

Bon, alors, effectivement, j’ai été un peu absente. Mais c’est pas réellement ma faute. Il y a à cela une véritable et profonde raison. Et je ne peux pas lutter contre. C’est inhérent à ma personnalité. Ca fait partie de mon indubitable charme. C’est ce qui fait de moi cette personne unique et incroyable. C’est une malédiction. En un mot ? La procrastination.

Procrastination : subst. fém. Tendance à différer, à remettre au lendemain une décision ou l’exécution de quelque chose.

Ah, cette liberté, ce bonheur, cette possibilité de pouvoir reporter nos responsabilités à demain. Encore, et encore, et encore, et… Quoi ? Ca fait, genre, un mois ?! Sans article ?! Tout ça ?! Heu… Oups ?

Remontons le cours du temps… Or donc, quel fut l’agenda de ces derniers jours ? Boulot 1 , boulot 2, camping avec sangsues, PikNik Electronik, étude approfondie de la vie nocturne montréalaise, poutines, soirées PVTistes et j’en passe : oui, bah, pas le temps, quoi ! Oh, et puis, ça se passera bien, comme d’habitude.

« Comme d’habitude ». Je l’attendais, celui-là. « Comme d’habitude » : l’aveu suprême. Le lapsus mortel. La vérité à taire à jamais, à garder soigneusement dans le secret de sa pochette en diamants, sous peine d’être taxée avec férocité (et jalousie) de flemmarde de la dernière heure. Ces deux petits mots révèlent votre inaptitude chronique à déjouer les multiples pièges qui, vicelards, se mettent en travers de votre route et vous empêchent, « à l’insu de votre plein gré », d’être à jour dans votre planning si soigneusement préparé des semaines à l’avance dans un subit – mais bref – moment d’égarement de lucidité.

Car le procrastinateur est récidiviste. Les expériences du passé ne servent qu’à le renforcer dans sa certitude absolue et inébranlable : « de toute façon,  même une heure avant, entre mon rendez-vous chez la pédicure et mon cours de poney, ces 150 pages sur le fonctionnement cellulaire de l’appareil gestatif de la loutre des Pyrénées, fingers in the nose j’te les fais». Mais-bien-sûr.

Seulement voilà, en fait, si. Ca fonctionne. On ne sait pas pourquoi, encore moins comment, mais généralement, ça passe.  Alors, bien sûr, de temps en temps, il y a des petits stress, voire des instants de pure panique, mais le procrastinateur se shoote à l’adrénaline en toute légalité et est malheureusement doté d’un optimise débordant.

Loin d’être une espèce en voie d’extinction, la procrastination est tout ce qu’il y a des plus contagieux. Si vous fréquentez quelqu’un utilisant régulièrement ces quelques phrases-type (« Ouais, mais moi, je travaille mieux dans l’urgence » ; « Oh, mais on a tout le temps, en fait » ; « Demain, je m’y mets »), surtout, fuyez. Car personne n’est à l’abri : qu’il s’agisse de rapports mensuels, de piles de linge, de mémoire de fin d’étude, de planification de vacances ou même de classement de make-up par couleur/taille/ préférence/ordre alphabétique/forme, la tentation de procrastiner est là, qui vous guette, attendant son heure, plus tentante qu’une rondelle de sauciflard. Be aware…

Alors, voilà, c’est pas ma faute, quoi.

Help, guys !

Posté : 16 août, 2011 @ 9:00 dans Non classé | 19 commentaires »

weneedyou.jpg

Bon, je sais pas si vous avez remarqué, mais je manque un peu d’inspiration, là… Et puis, finalement, pourquoi il n’y aurait que moi à bosser ?! Donc, à vous de jouer : proposez-moi un titre, un mot, un thème, un lieu, un personnage, n’importe quoi (possédant, quand même, un minimum de rapport avec le Québec, hein !) et je vous écris un truc dessus dans les prochains jours !

Lâchez-vous : de toute manière, vous ne devez plus être trop nombreux à vous balader par ici, donc on peut y aller à fond !

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