Je blogue au Canada

Voyager, c’est bien utile, ça fait travailler l’imagination (L.-F. Céline)

Y a d’la joie…

Classé dans : Non classé — 11 avril 2012 @ 22:24

Y a d'la joie... 3402-300x183

S’il y a bien un domaine dans lequel je suis une professionnelle, ce sont mes clients. Ouais, dit de même, c’est vraiment weird, mais laisse faire. Ca fait un temps que je bosse dans la vente et y a pas à hésiter : les clients sont la pire invention de l’histoire du commerce. Qui a décrété qu’ils étaient essentiels ? Sans eux, les employés se sentiraient moins agressés, les patrons ne subiraient plus leurs caprices et tout le monde vivrait heureux et satisfait au pays des Câlinours.

Si seulement…

Aujourd’hui, j’étais dans un mood agoraphobe. J’avais pas envie de voir des gens et ma face pouvait en témoigner largement pour moi. Enfin, avant que je ne me ressaisisse et ne leur montre mon super sourire de serveuse aimable, dynamique et disponible (idée reçue n° 1 : non, toutes les vendeuses ne sont pas pleines de joie et de bonheur à l’idée de vous servir. Mais elles font bien semblant). Vous avez remarqué que c’est dans ces moments, uniquement dans ces moments, que l’on ne voit que des gens qu’on voulait éviter ? Damned (j’avais pensé à bien d’autres exclamations avec plein d’étoiles à la place des lettres, mais on est sur un blog familial, à une heure de grande écoute, qui plus est, donc abstenons-nous !)

Alors, du coup, bref, c’est l’Interminable Défilé des Sapeurs de Moral :

1. Celui qui ne dit pas bonjour
Un classique. Il arrive en terrain conquis : à quoi bon être poli, puisque c’est lui qui paye. Non ? Plusieurs technique d’auto-défense possibles : (a) lui dire trois fois bonjour avant qu’il ne réagisse (attention : le choc peut être fatal lorsque le sujet se rendra compte qu’il a bien un être humain en face de lui, pas un bidule doté de parole) / (b) mettre du « oui, Monsieur » ou « oui, Madame » à toutes les sauces. Extrêmement méprisant, donc très jouissif. Mais aprfois trop subtil pour l’ennemi. / (c) l’ignorer. Demande une force de caractère hors du commun.

2. L’indécis
C’est le rush. Le monde arrête pas de rentrer. C’est le chaos dans la boutique et ton sourire figé est doucement en train de se fissurer quand la personne devant toi hésite depuis 10 minutes, comme si l’avenir entier de l’humanité en dépendait : « Mmm… Abricots ou framboises ? J’aime pas vraiment les framboises, mais les abricots me donnent des aigreurs d’estomac. Mmm… Abricots ? Oui, abricots ! …ou pommes ? » « Madame, votre tarte, vous la voulez dans une boîte ou au milieu du visage ? » Technique ? Attendre. Et surtout, ne pas fondre en larmes sous l’effet conjoint du stress et de l’exaspération.
NB : généralement, c’est la même personne qui, au moment de payer, vous dira : « oh, attendez, j’ai le change. Si, si, je vous assure… »

3. Le râleur
 » Oh mais il n’y a plus rien ! Vous n’avez que ça ?!  » –  » Mais non, monsieur, on ferme dans 10 minutes, mais on est en train de cuire 2 douzaines de croissants et on prépare 4 gâteaux en ce moment. Vous attendrez bien un instant ? »
 » Han, ça, c’est pas bon, et ça, c’est trop cuit, et ça, c’est sec, et ça c’est trop sucré, et ça… » – « Mais casse-toi, alors ! « 

4. Le grand train (cf. When Harry met Sally)
C’est celui qui prend un plat mais « un croissant à la place de la baguette, sans jambon, avec des concombres en supplément, pas de mie dans le pain et beurré, évidemment, le pain. Oh, et ddu sirop d’érable, à la place de la confiture. Et la vinaigrette, pour la salade, à part. Pour le café… » – « Non, pas de café, j’ai plus de place pour écrire ! « 

Pour le bien-être de tous, cette liste est évidemment incomplète. Mais j’envisage peut-être un jour d’en faire un blog complet.

S’il y a des clients qui me lisent (et je sais qu’il y en a…) : mais non, ça ne vous concerne pas ! Je vous aime, en vrai !
Mais y a des jours où on serait mieux chez soi, un verre de vin dans la main, bien calée dans le canapé, à tapoter sur son clavier, plutôt que servir de punchig-ball émotionnel à des individus dénués d’empathie et de compassion.

Il y a un criant sous-entendu, dans cet article : oui, oui, vous aussi, vous êtes des clients, parfois… :-)

Et pour finir sur une note positive : une chanson qu’on m’a fait découvrir ce soir et qui matche tellement bien avec tout ça !

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3 commentaires »

  1. Céline R dit :

    Dis donc t’es en forme….

  2. eli dit :

    C’est pour cela que je ne me vois pas vendeuse !
    Quoi que, 4-5 ans dans une boulangerie tous les wkd et vacances, je l’ai bien fait. Mais, à petite dose alors.

    « Madame, votre tartre, vous la voulez emballez ou au milieu du visage » ? lol :))

  3. wong li dit :

    很好的分析。

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