Je blogue au Canada

Voyager, c’est bien utile, ça fait travailler l’imagination (L.-F. Céline)

Archive pour juillet, 2011

Emmène-moi

Posté : 30 juillet, 2011 @ 2:42 dans Non classé | 5 commentaires »

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Parlons concret, parlons transport : la STM. C’est la Société de Transport de Montréal, qui nous emmène partout. Oui, parce que même ça, ici, c’est différent !

•  Déjà, préparez-vous à un choc : ce qui suit est suffisamment inhabituel pour causer d’éventuels malaises chez les personnes sensibles. Bien, prêts ? OK : pour monter dans le bus, les Montréalais font la file. En rang, tout bien ordonnés. Et chacun monte à son tour, sans bousculade aucune. Surtout, ne vous avisez pas de dépasser ! Je n’ai pas encore testé, mais il paraît que les conséquences sont terribles et que l’on ne s’en remet jamais vraiment… Par contre, le savoir ne signifie pas forcément avoir intégré l’information : ainsi, il peut arriver de se faire chourer sa place par un groupe de 20 gamins, tout simplement parce que l’on préférait attendre assise à l’ombre plutôt que debout au soleil… Montréal, ton univers impitoyable (facile, je sais…).

•  Dans les métros (où, par contre, aucune file à l’horizon, c’est chacun pour soi), il existe un système de panneaux d’informations. Il y en a même de deux types : celui sur le quai, qui indique le temps qu’il faut encore attendre dans cette tiédeur insupportable, donne des infos succintes sur ce qu’il se passe au Québec et dans le monde ou encore offre la météo. Et celui dans la rame de métro qui donne bien sûr le nom du prochain arrêt et les possibilités de correpondance, mais aussi des infos people, des offres de bénévolat, les résultats sportifs, des propositions de cobayes médicaux et des infos insolites. Saviez-vous, d’ailleurs, que le paresseux est un animal qui dort 80% de sa vie et utilise les 20 restants à la multiplication de son espèce ?

•  Bien sûr, que serait la STM sans les camelots ? Ils ne font pas partie du réel personnel de la société, mais sont pourtant bien présents aux sorties de métro pour distribuer les quotidiens gratuits (24H / Métro). Ceux du Métro sont particulièrement bien identifiables grâce à leur T-shirt vert pomme et leur casquette du même ton. Présents dès 6h, ils doivent faire preuve d’un détachement à toute épreuve (mettons de suite fin aux idées reçues : non, tous les Québécois ne te disent pas spontanément « bonjour » dans la rue avec un énorme sourire, même quand tu les salues. Mais certains oui, quand même) et développer des connaissances géographiques précises des abords de leur lieu de travail (qui change tous les jours, bien sûr…).

•  Comme dans toutes les grandes villes, le métro s’arrête entre 0h30 et 1h. Mais les bus de nuit offrent un avantage non négligeable : toute femme seule peut les héler entre deux arrêts et leur demander de la déposer où elle le souhaite, tant que cela reste sur le trajet prévu, évidemment. Yep, la sécurité, ici, ça rigole pas (raison pour laquelle, aussi, on trouve des policiers à presque tous les coins de rue).

Je vous avais prévenus : c’est du concret. La prochaine fois, on retombera allègrement dans le travers de la futilité !

Et le titre en référence culturellement éclairée à :

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Le miracle de la vie

Posté : 28 juillet, 2011 @ 11:30 dans Non classé | 4 commentaires »

Je pourrais vous dire que j’ai été engloutie sous une avalanche de poutine (phénomène fort peu connu du grand public, mais dont il faut néanmoins de méfier), ou kidnappée par le gang des écureuils en pantoufles, ou perdue au milieu du Saint-Laurent. Je pourrais, et ça serait crédible sans aucun doute, mais je n’ai pas envie de vous mentir, j’aime trop l’honnêteté chez les autres pour ne pas en faire preuve moi-même. Donc, je vous explique : j’ai subi une modification génétique due à une trop grande absorption de sirop d’érable, ce qui a fait pousser des feuilles dudit arbre au bout de mes doigts. 25 opérations esthétiques et 45 séances de rééducation plus tard, me voici enfin apte à me dépatouiller avec un clavier. La douleur me brûle encore atrocement à chaque touche mais…que ne ferais-je pour vous ? Show must go on, you know !

Ceci étant dit, de quoi allons-nous bien pouvoir discuter monologuer aujourd’hui ? Eh bien, les amis, d’une révolution culinaire. D’un miracle de la gastronomie. Le Graal du gourmand. La pépite de chocolat sur la crème fouettée sur la cerise sur le gâteau. Le luxe intégral. Le brunch. Le brunch ! Le brunch !!! Wikipédions : le brunch, c’est donc un « mot-valise » (le résultat de la contraction de  breakfast et lunch ; un peu dans le style Brangelina, Zanessa, Eriel, Finchel ou Tinnie (toute mon admiration – et peut-être plus – à celui qui les trouve tous ^^)). Donc, le brunch « se prend entre la fin de la matinée et le début de l’après-midi (entre 11 h et 15 h environ) et combine des plats et boissons typiques des premier et second repas de la journée, en commençant généralement par le sucré ».

Brunch à Montréal

Ouais, enfin, en gros : des patates, du bacon, des fruits, des crèpes, des oeufs, du pain grillé, des muffin, et encore des milliards de trucs, tout ça ensemble sur une assiette. Une explosion avant (le cerveau ne tient pas le choc : trop de choix, trop de tentations, trop d’envies, trop de tout), pendant (la bouche !!! les papilles gustatives !!! ouah ! mais comment gérer ça ??) et…après (l’estomac, je vous fais pas un dessin : tu manges un brunch, tu n’avales plus rien pendant trois semaines).

Le seul inconvénient du brunch, c’est qu’il m’a fait découvrir le côté terriblement vicieux des Québécois. Et ça, c’est une intense déception, dans la ville où tout semblait si rose. Ils nous mettent sous le nez cette tuerie, ce miracle culinaire, mais ils font en sorte qu’elle ne soit mangeable qu’à heures convenues. Oui, OK, évidemment, c’est un breakfast/lunch, d’accord, d’accord. Mais et alors ? Est-ce pour ça qu’il faut arrêter d’en servir à 15h ? Et que fait-on si on a un besoin irrépressible de bruncher (oui, ça se conjugue) à 16h ? Hein ? Hein ? Notre vie doit donc être gâchée par cette simple volonté de suivre à la lettre les règles des repas ? Mais qui osera alors se lever contre cette intenable oppression ? Quand allons-nous cesser d’être ainsi dominés par nos peurs ? Il est temps de prendre le contrôle et de dire « STOP » (enfin, en l’occurence, « encore », mais bon, vous avez compris l’idée). Rebellons-nous ! Marchons dans les rues !

Ou créons un événement Facebook. Ca revient au même, non ?

A Montréal – Grand Corps Malade

Posté : 24 juillet, 2011 @ 12:53 dans Non classé | 5 commentaires »

Pour vous faire patienter…

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Il faut que je vous dise…

Posté : 19 juillet, 2011 @ 10:59 dans Non classé | 7 commentaires »

Alors, aujourd’hui, je vais vous parler de quelque chose d’un peu différent. J’ai pas forcément envie de la jouer jeu de mots et vannes en tous sens. Ca ne m’arrive pas très souvent, mais j’aimerais réellement vous parler de moi et de ce que je ressens. Finalement, un blog, à la base, ça sert aussi à ça : diffuser sa vie secrète sur la toile. Je n’ai pas l’intention de faire de ce one shot une habitude ; mais une fois de temps en temps, ça peut faire du bien.

Voilà : je suis tombée en amour avec un Français. Il fallait que je le partage avec vous, parce que j’avais l’impression que j’allais exploser si je n’en parlais pas. C’est comme une petite boule au fond de moi depuis quelques jours. Depuis que je le connais, mon coeur palpite chaque fois que je le vois. Rire devient une évidence. Il n’a pas à craindre les autres ; ses concurrents sont inexistants pour moi.

Que vous dire ? Il est talentueux, inventif, subtil, d’un charme fou. Oh, bien sûr, un peu plus âgé ; mais cela a-t-il vraiment son importance ? Je ne peux plus me passer de lui et j’aime le revoir encore et encore, bien qu’il n’ait pas besoin de parler pour que je devine ses paroles.

Vous vous plaignez sans cesse de ne jamais avoir de photo. Cette fois, je fais mieux : je vous mets une vidéo de lui !

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PS : Du coup, maintenant, vous épuisez pas à me demander comment se passe ma recherche de boulot, hein ! Il en est à plus de 30 apparitions dans l’émission, fallait bien que je me mette à jour !

PS 2 : Alors, j’anticipe : si, ça a à voir avec le Québec ? Comment ? Hé ben… Parce que… Ben, déjà, parce que j’y suis, moi, au Québec, donc bon, c’est déjà suffisant. Et en plus, la connexion qui nous a permis, à Arnaud et à moi, de nous rencontrer, elle est… elle est…québécoise ! Oui, absolument. Alors, bon, hein.

PS 3 : Ce gars, il travaille avec François Rollin, quoi ! Genre, le maître ! Genre rien que ça, mais wahou, quoi !

PS 4 : Arnaud Tsamère, tu veux bien m’épouser ? S’il vous plaît ?

Ca « parc » pour moi… Ouhouhouhou *

Posté : 19 juillet, 2011 @ 3:08 dans Non classé | 8 commentaires »

MTL - Parc LaFontaine

Un parc, mais à tout prendre, qu’est-ce ? Une étendue d’herbe sauvage à perte de vue ; un assemblage somme toute disparate d’arbres en tous genres ; un lac correctement proportionné et dessiné ? Oui, tout cela à la fois. Un parc, c’est tout à la fois calme et mouvementé, ombrageux et idéal pour bronzer, un endroit de solitude et un espace de rencontres. Ah, les parcs ! J’en deviens dithyrembique.

Mais que voulez-vous ? [Un article, oui, ça, je sais ! Mais vous croyez que je fais quoi, là ? Bon, alors cessez de m'interrompre, bon sang ! rhaa !] Que voulez-vous ?, disais-je de manière purement rhétorique. Je n’ai d’autre choix que de vous parler de ces surfaces vertes qui sont légion à Montréal, car elles sont le lieu idéal pour toutes les activités que vous vouliez.

Le plus proche de chez moi, c’est le Parc Lafontaine. Faisons de cet exemple une généralité ; honnêtement, ça va me faciliter le travail, j’ai vraiment pas envie d’entamer un recensement exhaustif des parcs montréalais (il est présentement 2h39 du matin ; foutu jet lag qui s’éternise (oui, bon, je fais aucun effort non plus, on est d’accord…)). Bien, au parc Lafontaine, c’est un peu comme au marché de Machicoulis, on y trouve de tout (siiiiiiiii, ce jeu interminable au cours duquel chacun achète un truc supplémentaire dans ce fameux marché et l’ajoute à la longue, très longue liste de courses. Non ? Z’avez pas fait les mouvements de jeunesse dans votre enfance ?).

Des écureuils. Des mouettes. Des gens en vélo. Des gens en vélo dans le lac. Des chiens. Des chiens dans le lac. Des gens qui bronzent (plus ou moins vêtus). Des gens qui lisent. Des gens qui dorment. Des gens qui réfléchissent. Des groupes de gens qui boivent/mangent. Des gens qui font de la musique. Des écureuils. Des terrains de pétanque (oui !) / de volley / de baseball / entre autres. Un théâtre. Des toilettes publiques gratuites mais hygiéniquement douteuses. Des bancs. Des tables. Des écureuils. Des gens qui font du sport. Des jolis gens qui font du sport légèrement habillés (olala oui !). Des gens tout le temps, le matin, le midi, le soir, la nuit. Beaucoup de gens, mais beaucoup d’espace. Des écureuils. Des ramasseurs de canettes, qui vont les rendre au dépanneur pour gagner 10 sous. Des barbecues. Des plaines de jeux. Et des enfants. Des écureuils. De gigantesques flaques d’eau quand il a bien draché (je ne désepère pas de rendre ce mot universel). Parfois des amis. Parfois un bouquin. Souvent des écureuils.

Evidemment, là, c’est l’été. On est en plein dedans. L’atmosphère est lourde et irrespirable (et, bien sûr, je ne dis pas ça pour vous embêter… Bien sûr. Il fait comment, d’ailleurs, par chez vous en Europe ?). Le parc, c’est l’idéal pour prendre un peu le frais.

En hiver, ça ne sera pas pareil : en hiver, on patinera sur la glace, enfin, sur les lacs gelés (pas à LaFontaine, mais les parcs ne manquent pas). Avec plus ou moins d’élégance, d’ailleurs… Dans quelques mois, après investissement d’une tenue à paillettes fort seyante, je vous conterai donc avec bonheur mes premières glissades. Et ne vous inquiétez pas pour d’éventuelles chutes : « givré » attention… (Celle-là, si vous la comprenez…).

Pire que ça, c’est possible. Je m’arrête là.

* J’m en fous, j’ai même pas honte !

1km à pied

Posté : 15 juillet, 2011 @ 2:45 dans Non classé | 10 commentaires »

Mado

Je pourrais vous en raconter, des choses sur la manière dont le 14 juillet se fête à Montréal. Vous pourriez être étonnés, horrifiés, suspicieux, amusés, perplexes, envieux, écoeurés, incrédules, ennuyés, voire désespérés. Mais je vais juste vous en dire une chose, avant de passer au vrai sujet sérieux de cet article : hier, j’ai trippé Mado en criss. Mado, c’est LA drag-queen du Québec. C’est un show. Drôle, et coloré (dans tous les sens du terme). Je cherche, je cherche, mais c’est en réalité indescriptible. Une explosion de bonheur, de bons mots, de talent, d’humour, de vivacité, d’amour. J’ai kiffé ma race, quoi.

Et, mon Dieu, ce corps ! Divin ! Mis en valeur d’une incroyable façon par la multiplicité des accessoires et des paillettes. Halte aux idées préconçues : oui, une drag-queen, ça peut carrément être sexy ! Mais je sens que je peux m’emballer et vous en parler des heures, alors que je devais vous causer chausures (han ! ses chaussures ! sublimes, bien sûr, et un défi permanent à la loi de la gravité ! Comment est-il possible de se mouvoir avec autant de classe là-dessus ?!). Hum, pardon.

Bien. S’il y a bien une chose essentielle dans la vie de touriste, ce sont les chaussures. Parce que le vrai touriste, ça marche. Beaucoup, longtemps, de jour, de nuit, de soleil, de pluie. Et y a pas à tergiverser : en ce moment, je suis plus « touriste » que « chercheuse de job ». Le problème, c’est qu’il fait au moins 40°C à l’ombre tous les jours, ici. Donc sandales et compagnie, parce que les grosses chaussures de rando avec les petites jupes légères, très peu pour moi (ouais, c’est mon côté superficiel). Sauf que les sandales, c’est fait pour être joli, c’est pas fait pour être utilisé, en vrai. Elles sont belles, elles sont confortables…mais pas plus d’une heure et demi par jour. Après, ça brûle, ça irrite, bref, ça fait mal !

Alors que faire ? Vers quoi se tourner ? Qu’espérer de la vie ? Comment croire encore en l’humanité ? Où va le monde ? Qui suis-je ? Quel est le but de l’existence ? Je ne suis pas folle, vous savez. Il faut improviser. S’adapter aux conditions. Prendre conscience de son potentiel pédestre et en jouer. Ne pas hésiter à détourner les codes pour atteindre son but. Aller de l’avant (parce que, marcher en arrière, c’est déjà pas…le pied, mais si en plus il faut le faire en y ayant mal (aux pieds…)). Il suffit, en définitive, de…trouver chaussure à son pied. (Oui, m’sieurs-dames, aujourd’hui, c’est la foire de la vanne ! Une achetée, dix reçues ? Vous n’aviez rien demandé ? Pas grave, c’est la maison qui invite !)

Et pour une fois, la mode actuelle est vraiment bien faite : ils ont inventé la sandale adaptable. Bon, à mon avis, c’était pas fait exprès, mais c’est ça qui est encore mieux. La révolution vient de ces sandales que l’on voit dans tous les magasins en ce moment (désolée, je me transforme en blogueuse mode l’espace d’un instant. Pas d’inquiétude, ça ne durera pas) : celles qui remontent jusqu’à la malélole. L’astuce ? Trois fermetures. Du coup, si une te fait mal, tu la serres moins ou tu la détaches carrément, de toute manière, les deux autres sont là en soutien. Et que faire de la lanière ? La glisser sous une autre. C’est pas classe ? Sérieux, ça m’est égal : c’est confortable ! Bon, par contre, si les trois attaches font mal, faut juste changer de chaussures, hein.

La morale de tout ça ? Ne promettez jamais à une pote, à 4h du mat’, de lui pondre un article entier sur des chaussures !

Encore un matin… *

Posté : 14 juillet, 2011 @ 12:07 dans Non classé | 6 commentaires »

Chat dodo

Ah, les amis, mais quel bonheur ! S’éveiller, chaque matin, fraiche et dispose, à 6h, tel un coucou suisse perdu à Montréal. Comment ne pas être pleinement épanouie face à une journée qui début d’une telle manière ? Car c’est bien connu : le monde appartient à ceux qui se lèvent tôt. C’est bon, I’m the Queen of the World (dans ta face, Kate Winslet). Les oiseaux piaillent dans les arbres à proximité, la ville et son cortège de voitures se réveillent tout doucement. C’est un autre rythme.

Bon, et concrètement ? Se lever ? Commencer la journée par un bon petit déjeuner ? un footing ? une douche ? une sieste ? Ah ! Mais voilà une idée qu’elle est bonne ! Une sieste ! Se rendormir paisiblement dans le confort de son lit pour au moins deux, voire trois heures de sommeil réparateur supplémentaires. S’étaler, s’enfoncer dans la douceur des coussins, embarquer à corps perdu dans de nouveaux rêves… Ca, c’est un programme ! Car il faut bien le dire : s’éveiller à 6h, oui ; se lever à 6h, non ! J’ai de la volonté, moi, môssieu ! Et moi, je dis que mes huit heures de nuit, je les mérite et pis c’est tout !

Et c’est pas ce fameux jet lag qui va avoir raison de moi ! Je me bats contre l’envahisseur. Je lutte de toutes mes forces. Je fais de cette cause un défi personnel face à la nature ! Ah, ah, Rythme Biologique, tu penses avoir le dessus ? Tu crois que je te laisse gagner du terrain, que je m’incline, que j’abandonne ? C’est bien mal me connaître ! Avec mes deux fidèles assistants – Pyjama Printemps Eté 2010 et Oreiller Super Confort Made In Canada – nous nous unissons pour te le dire : tu ne passeras pas ! Nous sommes forts, nous sommes puissants, nous sommes fatigués !

Alors, si tu passes par ici, Rythme Biologique, je t’en supplie : laisse-moi dormir !!!

*Sur un air bien connu…
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Des amis, un boulot

Posté : 13 juillet, 2011 @ 2:18 dans Non classé | 2 commentaires »

Réseautage

Vivre au Québec, c’est s’adapter. Je sais, une phrase comme ça, ça impressionne, d’autant qu’elle est adaptable à tous les pays / toutes les régions du monde. Mais restons au Québec, on y est si bien. Donc, il faut se faire à la culture locale, c’est le propre de tout séjour, théoriquement (sauf, évidemment, si vous débarquez avec de bons gros préjugés ethnocentristes et critiquez à tout va. Petite mise au point : non, ça ne fait pas de vous quelqu’un de spirituellement cynique, vous êtes juste un con). Si vous n’êtes là que pour deux semaines, ça reste jouable : vous vous amuserez de payer en « pièces » (dollars) et en sous (cents ; ne pas dire « centime » ou vous êtes de suite repéré. True story), vous vous rendrez vite compte que prendre la plus petite portion dans un resto est généralement le plus raisonnable, sous peine de finir enseveli sous une tonne de nourritures et vous vous délecterez de la pratique courante d’amener soi-même le vin au resto. Bref, vous trouverez ça typique, normal.

Par contre, si vous envisagez le plus long terme, il faudra se frotter à du plus sérieux. Il sera nécessaire d’entrer dans le noyau de la vie québécoise, et plus particulièrement montréalaise. Leurs expressions devront devenir les vôtres, votre rythme devra se calquer sur celui de la ville, bref, vous devrez vous a-da-pter. Et cela passe aussi par l’obtention d’un boulot. Là, ça se corse. Car ici, ce n’est pas la maison. Ici, c’est un système propre, un nouveau défi à relever dans le processus d’intégration et de « fonte dans la masse ».

Déjà, oubliez votre CV ! Tout est à refaire…à l’envers ! Ne misez pas sur vos diplômes, mais privilégiez vos expériences. Banissez photos, âge, sexe, mais affichez en grand votre minorité ethnique ou autre. Faites du bénévolat, et tirez-en le meilleur pour vous valoriser. Vous avez fait des stages ? Bonne nouvelle : ils sont considérés comme une expérience professionnelle. Surtout, rayez – et tout de suite – tout anglicisme venant tâcher votre parcours sans faille. En gros : pensez québécois.

Cela est essentiel, bien sûr, mais ne vous garantit en rien un emploi, encore moins un emploi stable et idéal. La seule solution pour trouver ce que vous recherchez : le réseautage. Késako ? Simple : crééz votre propre réseau. Rencontrez, communiquez, interpellez, remerciez, relancez. Ne soyez pas timide et laissez de côté vos appréhensions européennes : le réseautage, au Québec, c’est un art de vivre. C’est le principe de base de la recherche d’emploi. « Je connais quelqu’un qui m’a parlé d’une personne qui a entendu dire que un tel recherchait un candidat avec ton profil : ça t’intéresse ? » Il faut savoir qu’ici, 85% de l’offre d’emploi est « cachée », c’est-à-dire que ces postes ne sont disponibles que via le bouche-à-oreilles.

Linked-In, cartes professionnelles, 5@7 ou 6@8, entrevues d’information avec une personne occupant un poste similaire à ce que vous recherchez : tous les outils deviennent des armes dans la lutte impitoyable pour le job parfait, avec le salaire parfait et les collègues parfaits.

Mais que l’on se rassure : il y a, à côté de ça, la possibilité de trouver plus ou moins facilement des « jobines », petits jobs sympas qui vous permettront de survivre, tout en étant inséré dans la vie sociale de Montréal.

Et pis sinon, bah tant pis, je peux plus rien pour vous !

Plus d’infos : www.citim.org
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